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Le Collectif





La compagnie le Souffleur de Verre a vu le jour en juillet 2003. Elle est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication – Drac Auvergne - et le Conseil Régional d’Auvergne. Elle est soutenue dans son travail artistique par le Conseil Général du Puy-de-Dôme, Clermont Communauté, Le Transfo - l'agence de promotion culturelle région Auvergne - et la M.A.I.F.

Rassemblés autour d’une même soif de recherche, cette compagnie est un outil indispensable à nos démarches artistiques communes et complémentaires.







UN COLLECTIF

Affirmé comme un collectif d’acteurs / metteurs en scène, nous plaçons l’Acteur au centre de notre démarche. Nous avons pour volonté de mêler des univers singuliers et différents, de cultiver la personnalité de chacun, chacun dans sa différence et son caractère unique, de prendre en compte les compétences, les talents, le savoir-faire et le faire-savoir de chacun, tout en prenant en compte tous les moyens de l’art vivant. Ce collectif, avec ses temps forts et sa dynamique propre, uni par une formation commune - Ecole de la Comédie de Saint-Étienne (1997-2000) ou Théâtre National de Strasbourg (2001-2004), s’enrichit des expériences individuelles et extérieures.


Sans savoir s’il a une cohérence esthétique – différences de formes / de productions / de thématiques / de références ; différences dans le traitement et le faire ; différences de médium (textes, vidéos, chansons) –, nous reconnaissons une cohérence éthique – lectures du monde, le théâtre doit y être exigeant ; paroles du monde, le théâtre doit traverser son histoire, s’y référer, offrir des points de vue. Sans hermétisme, cette cohérence éthique tend vers un théâtre citoyen qui permettrait d’éveiller les consciences, de s’ouvrir au monde qui nous entoure. Le lieu du politique, celui de la cité.



Notre priorité est d’être en permanence en travail et notre ambition d’aller vers un théâtre artistique (par opposition à un théâtre qui ne serait que divertissement ou militant). Les problématiques que nous partageons tentent de faire une lecture du monde (on y appartient et on résiste à sa déperdition), de faire du plateau :

- Un lieu de l’écrit :
Par des créations d’œuvres contemporaines, des lectures / traversées d’une œuvre, des commandes ou des semaines d’écriture, notre démarche tente d’approfondir les mécanismes d’une écriture d’aujourd’hui. Cette recherche questionne toute l’écriture dramatique, cherchant liens et résonances entre les textes.


- Un lieu de parole :
Comment passer d’un langage utilitaire à un langage artistique ? Nous recherchons ce moyen de parler autrement, hors quotidien ; d’accéder à une parole théâtrale :

* Physique, qui parle aux sens, aux corps, à la chair, une parole faite de sensations physiques autant que de perceptions intellectuelles ou dramaturgiques, une parole qui implique corps et esprit.
* Vraie, chaque acteur cherche à trouver une parole intime qui pourra atteindre le spectateur le plus profondément possible.
* Excessive, l’excès permet de sortir du quotidien, de révéler une autre dimension, quel que soit cet excès.


- Un lieu de plaisir :
L’acteur monte sur un plateau par jeu et le spectateur entre au théâtre par plaisir. Nous recherchons quels peuvent être ces jeux, ces plaisirs et comment les satisfaire dans la mise en scène de nos désirs et de nos fantasmes (au sens large), parfois avec humour, dans l’imaginaire toujours.



Nous ne défendons pas un théâtre mais des théâtres.
Nous cherchons des formes qui puissent surprendre ou dérouter tout en gardant une évidence certaine pour le spectateur, pour des spectacles où le plaisir permet l’ouverture.
Plus qu’une ligne esthétique, nous cherchons à développer une ligne éthique en prônant l’éclectisme des formes et des matières.