Derniers remords (.) D’après Derniers remords avant l’oubli, (1988), de Jean-Luc Lagarce
Conception, dramaturgie et mise en scène : Cédric Veschambre. Avec : Béatrice Courtois, Camille Forgerit, Fabrice Gaillard, Fabien Grenon, Chrystel Pellerin, Pierre-François Pommier et Julien Rocha Création lumière, régie générale : Serge Lattanzi Travail vocal, création vidéo : Julien Rocha Musiques : Pauline Dupuy, Grégoire Béranger Construction décor : Laurent Jacquin Costumes : Marielle Viallard Production Le Souffleur de Verre. Coproduction Ville de Cournon d'Auvergne. Spectacle soutenu par le Conseil Régional d'Auvergne et le Conseil Général du Puy-de-Dôme. Durée : 1h30 Pierre, Paul et Hélène. Deux hommes et une femme qui se sont aimés. Une vie en commun, dans une maison achetée en commun à la campagne vers 68. Un temps et à un âge (vers 20 ans) où la propriété n'était à leurs yeux qu'une convention bourgeoise. Un dimanche, vingt ans plus tard (en 1987, date de l’écriture de la pièce), ils reviennent, avec conjoints embarrassés et enfant insolente, pour débattre de la vente de la maison. Ils vont alors tenter de faire la part des choses. S'entendre sur ce qui s'est passé et partager les tors. Mais le partage oscille entre la mise en commun et la distribution à chacun de son dû. Ces retrouvailles mesurent ironiquement la distance entre l'utopie d’une vie ensemble et la "réalité" d’une vie rangée. Jean-Luc Lagarce règle ses comptes avec une génération qui semble avoir eu du mal à grandir. Quarante ans après 68, vingt ans après l’écriture de la pièce, à une heure où le politique affirme la primauté de l’individualisme, ces retrouvailles des amis d’hier interrogent, leurs idéaux, les jeunesses, y mettent fin, tentent d’y mettre fin, hésitent à y mettre fin. Derniers remords avant l'oubli, c'est cette décision et les malentendus, les détours, la tricherie (rempart à la peur), le sentiment de la vitesse de notre vie, et du rêve perdu dans son sillage. Des amours, des souvenirs, non-dits chargeant ce lieu où le vécu et le devenir de chaque personnage est questionné. Vivre a été partir, et l’avenir sera ailleurs. C’est dans ce lieu sans vie, sans devenir de vie, un lieu mort chargé de la vie d’hier, une pause, que chaque voie personnelle se trouve confrontée à l’autre. Chacun joue la mise en échec de l’autre et tente de faire de son devenir le meilleur des possibles. Chez Jean-Luc Lagarce tout se dit, s’appuie sur le verbe, par sédimentations, par traces. Un temps de questionnements, de bilans, de regards. C’est un retour sur les lieux, sur soi, sur les autres, regarder, regarder les autres et se regarder soi-même. Une langue pour le théâtre, où le spectateur à son tour regarde les comédiens. Un temps qui correspond au temps du théâtre. Un théâtre où les jeux de sens et l’humour du symbolique se glissent. Première étape de création, Spectacle d'extérieur, juillet 2006, dans le jardin de la Bergerie, résidence de création. Création septembre 2oo7, théâtre municipal d'Aurillac ( Presse ) Diffusion : Théâtre d'Aurillac, vendredi 12 octobre 2007 ( Presse ) Ouverture de la saison culturelle de la ville de Cournon d'Auvergne salle polyvalente de Cournon, vendredi 19 octobre 2007 ( Presse ) La Comédie de Clermont-Ferrand, scène nationale Maison de la Culture de Clermont-Ferrand, salle Boris Vian du lundi 22 au vendredi 26 octobre 2007 Autour des représentations : rencontres avec les scolaires, lecture de textes de Jean-Luc Lagarce par Cédric Veschambre et Julien Rocha. La2Deuche, Lempdes, le jeudi 24 janvier 2008 Salle du Moulins de l'Etang, Billom, samedi 26 janvier 2008 |
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