Républiquetitre provisoire voué à l'échec, malgré les beaux soirs d'été dans le jardin
Texte, Mise en scène, scénographie: Pierre-François Pommier Assistant à la mise en scène, son: Julien Rocha Avec: Émilie Beauvais, Fabrice Gaillard, Pauline Lorillard, Sabine Revillet, Stéphane Szestak, Cyril Texier et Cédric Veschambre Lumière: Gildas Plais Costumes: Nelly Bourrier Vidéo: Laurent Vigliano Avec la participation de la Confédération Française des Batteries Fanfares, Fédération d'Auvergne - Direction musicale: Didier Martin Coproduction Cie Le Souffleur de Verre, Ville de Cournon Avec le soutien du Crédit Agricole, Camara Cournon, et la participation artistique du Jeune Théâtre National. Création à La Bergerie, résidence Ville de Cournon "Je suis prêt à tout affronter même s’il n’y a rien à affronter j’affronterai ce rien. C’est très simple. Parfois la vie est tellement simple. Comme le goût d’un bonbon à la cerise.” La route est en goudron. De part et d’autre c’est très beau. Jusqu’au château du Roi, une immense forteresse sur la falaise au bord de l’océan. Le Roi, souverain autoritaire et colérique, vit ici avec ses chevaliers et quelques sujets, une Premier Ministre avide de pouvoir, ses trois enfants : le Prince Héritier qui n’a pas les épaules pour lui succéder, la Princesse, toxicomane et mécène auprès d’artistes underground, et le Petit Prince qui ne sert à rien. Il y a aussi un fils caché, l’aîné, dont il a fallu se débarrasser à la naissance pour des raisons politiques : l’oracle avait annoncé que cet enfant entraînerait le déclin et la chute du royaume. Ce fils a grandi et travaille dans le bassin d’huîtres du port d’une petite ville où il vit avec Louise, à quelques kilomètres du château. Cet homme est une personne très bien. Tout le monde le dit. Tout le monde l’aime. Il reviendra au château. On le nommera héritier du trône. Il entraînera le déclin et la chute du royaume. République pose la question du pouvoir selon deux aspects. Politique, d’une part : abus, trahison, détournement de l’information, corruption. Intime, d’autre part : le pouvoir de séduction qu’exerce malgré elle une “personne très bien” sur son entourage, un comportement pervers et silencieux, qui alimente chez les autres la joie mélancolique de la destruction. |
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