La Bergerie : Résidence à Cournon d’Auvergne 2003-2009


L’IMPLANTATION




Pour satisfaire notre désir d’implantation sur le territoire local, nous avons recherché un espace de travail comprenant la jouissance d’un lieu de répétition, d’un bureau et d’un espace d’accueil pour les équipes de création.
La ville de Cournon d’Auvergne a répondu à nos demandes.


Nous avons mis en place une première résidence dite de « création » de 2003 à 2006.


Au terme de celle-ci, s’amorce une résidence dite « association » (selon les critères de la circulaire n°1 du 13 janvier 2006 du Ministère de la Culture et de la Communication) en partenariat avec la DRAC Auvergne, d’octobre 2006 à octobre 2009.
Pendant trois ans notre énergie s’est centrée sur cette implantation.




Ses objectifs étaient :


  • de développer une résidence dans une perspective d’ouverture et de favoriser la production, la réflexion, le travail et la rencontre.

  • de s’intégrer sur le territoire municipal pour permettre le développement d’une vie culturelle artistique dynamique, diversifiée et exigeante



Nous avons orienté notre travail sur quatre axes :



- Le développement de la place du texte dans la programmation culturelle de la ville :

  • Avec des lectures publiques. Saison 04/05, un premier cycle est mis en place avec la bibliothèque autour de l’écriture romanesque du XXème siècle. Saison 05/06, le deuxième est axé sur le théâtre contemporain et entre dans la programmation culturelle. Saison 06/07, le troisième, toujours proposé dans la saison culturelle, sera consacré à la découverte de textes non publiés.


  • En engageant la programmation de la ville sur des auteurs (Tchekhov, Lagarce) avec une création estivale (ce qui permet aussi au public d’avoir un rapport concret à la résidence).




- Le travail sur le jeune public en répondant à l’exigence du festival jeune public de Cournon (Puy de mômes) avec Laisse-moi me taire ou Vals Dabula.



- Le travail avec les associations :

  • Des répétitions publiques leur ont été proposées.


  • Des ateliers (formation aux pratiques théâtrales / école du spectateur) pour des enfants en situation d’échec (IRP Jean Laporte, Désir d’apprendre, Maison de l’enfance,) ont été mis en place.


  • Une relation de travail s’est développée avec Costières et Trapillons (théâtre amateur).


  • Des actions spécifiques et ponctuelles ont vu le jour (association des commerçants, collèges et lycée).




- Le lien continu avec le public : par ces initiatives diversifiées, la compagnie propose une médiation entre le public et son travail de création (rencontres, échanges, dialogues, découvertes et partages) tout en développant son projet d’actions culturelles et le travail de sensibilisation en direction des publics.

  • Pour Plaisanteries, il s’agissait d’approcher l’auteur Tchekhov avec Bonjour, dernière page de ma vie, grande actrice de la terre russe et L’Amour est une région bien intéressante.


  • En amont de la création de Derniers Remords (.), ce fut L’apprentissage, de Jean-Luc Lagarce qui a été donné à entendre.


  • Et pour préparer la création du diptyque VANIA (Barker/Tchekhov) une mise en lecture de la pièce de Tchekhov a été travaillée.




Tout en occupant un espace de travail (répétitions, réalisations des scénographies, réflexions, comités de lecture) et de vie (accueil des équipes et bureau permanent), la compagnie croise ses problématiques avec celles des acteurs culturels, éducatifs et des publics locaux. Cet ancrage territorial lui permet de se nourrir de chacune de ces dynamiques et d’en imprégner son travail et ses créations.